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En entreprise, le tout collaboratif a aussi ses inconvénients

31 Janvier 2018

Selon une enquête, les employés français ne sont pas tous convaincus par l’efficacité de la collaboration dans leur entreprise. Bien sûr, ils sont satisfaits du temps qu’ils ont pour effectuer leurs différentes missions, mais leur productivité est affectée au quotidien. De plus, ils trouvent que les réunions sont trop nombreuses et pas bénéfiques selon l'étude sur les contretemps reliés au mode collaboratif en entreprise menée par OpinionWay, et pilotée par le cabinet de conseil Empreinte humaine qui mise sur la qualité de vie au travail et la prévention des TMS.

Difficile de se concentrer

La plupart des salariés (73 %) font savoir qu’ils disposent de temps nécessaire pour faire leur travail convenablement. Les dirigeants et les employés d’entreprises publiques se différencient cependant en affichant un peu plus leur optimisme sur la question.

Dans la vie de tous les jours, les résultats ne sont pas les mêmes : un grand nombre d'employés affirment ne pas pouvoir se concentrer sur leur fonction principale pendant leur journée de travail. Près d’un quart de leur charge de travail est représentée par des demandes et des sollicitations qui ne sont pas directement liées à leur activité centrale, notamment chez les cadres (27 %) et les managers (29 %). Le matin est donc plus adéquat pour accomplir les tâches requérant plus de concentration.

Une soumission à des réunions trop nombreuses et vaines

Les personnes interrogées estiment que les réunions sont trop nombreuses et loin d'être productives. Ils participent en moyenne à 2 réunions par semaine soit une durée totale cumulée de 4 h 30 par semaine, ce qui équivaut à une demi-journée. Encore une fois, le titre a beaucoup d’influence ; les cadres ont plus de réunions (4,3 réunions en moyenne/ semaine). Les employés passent 3 semaines par an en réunion et les chefs d’entreprise, plus de 6 semaines. L’organisation de l’entreprise est aussi impactée.

Pourtant, presque la moitié des réunions est jugée non productive. Le problème est qu’elles n’ont pas d’ordre du jour bien déterminé (selon 23 % des sondés) et que les salariés ne comprennent pas leur présence et leur utilité (15 %). Ce point de vue est juste quand on constate qu’une réunion seulement sur 4 conduit à une prise de décision (1 sur 3 pour les cadres).

Et en plus, à peine plus d’un tiers du personnel se sent autorisé à ne pas assister à une réunion à laquelle il est convié. Ainsi, on peut librement prendre son ordinateur ou son smartphone pendant les échanges collectifs (44 % le font) en vue de consulter (53 %) ou envoyer des mails (43 %) ou travailler sur des dossiers (40 %).

Un rythme de la prise de décision plus lent

L’organisation multidécisionnelle de l’entreprise comprend également quelques lacunes. Les employés ne sont pas concernés par la prise de décision ; moins de 50 % des décisions ne peuvent être prises par les salariés. Le statut n’a pas vraiment de conséquences, car cette moyenne est estimée à 55 % chez les chefs d’entreprise.

Les deux tiers des salariés soulignent que les décisions sont prises par « La Direction » et elles sont bien souvent rendues par plusieurs personnes. Aujourd’hui, les décisions ne sont pas prises ni plus vite ni moins vite selon la moitié des intervenants et pour 28 %, elles auraient même ralenti. Ainsi, le rythme de prise de décision ne progresse pas même si l'évolution en entreprise, elle, évolue.

Des solutions proposées, mais pas appliquées

En somme, les avis sont partagés en matière d'efficacité de la collaboration dans les entreprises. 4 personnes sur 10 n’en sont pas convaincues. Les non-managers et les employés exerçant dans les organisations matricielles (par service) sont les plus réfractaires selon l'étude.

Toutefois, la restructuration du système n'est pas d'actualité. 28 % des salariés seulement affirment que leur entreprise prévoit de changer leur mode de fonctionnement. Le reste ne reconsidère pas le nombre de personnes qu’ils ont sollicitées lorsqu’ils ne sont pas seuls décisionnaires, même s’ils sont 20 % à trouver leur nombre trop élevé (33 % parmi les moins de 30 ans).

Autre fait probant de ces écueils : les solutions envisageables, pour limiter la charge de travail, ne sont pas utilisées de façon ponctuelle par les employés concernés.